Au nord du continent s'étend une terre de paix apparente, joyeuse et polie, mais où l'harmonie est une arme et le silence une survie. Sous le double pouvoir de la Couronne et des Zerths, Crey vacille aujourd'hui dans une guerre civile religieuse. Derrière chaque sourire peut se cacher un Agent de la Paix.
Crey est une terre où la paix règne, où il fait bon vivre et où la population semble toujours joyeuse. Certains débattront cependant que cette philosophie n'est qu'une illusion maintenue par l'État dans le but d'atteindre un dessein plus grand. Une paix choisie et imposée. Le royaume est rempli de défauts, qu'il s'agisse de groupes extrémistes religieux ou de monarques qui emprisonnent et exécutent ceux qui, selon leur vision, brisent l'harmonie du peuple. Parler en mal de quelqu'un, surtout de la noblesse ou du clergé, est tabou et risque d'attirer un mauvais regard : là réside l'arme la plus efficace du royaume, car un voisin ou un ami pourrait faire partie d'un réseau d'agents dédié à l'élimination discrète des menaces. Ses habitants ont toujours prié la créatrice de leur terre sacrée, Petra, déesse de la paix et de l'harmonie, mais lors de l'accession au trône de la reine Vistiana première, les dirigeants religieux appelés les Zerths reçurent la vision de la chute de leur nation. Influencée par l'élite religieuse, la reine instaura une politique religieuse stricte, notamment une taxe sur la foi, afin de promouvoir fortement les religions de Petra ou de ses trois enfants divins, Atrom, Athlis et Pelio.
Dans la dualité constante de cette terre, le peuple Creysidhe parvient tout de même à vivre leur joie, valoriser la politesse, le moment présent et la stabilité de leur vie. Malgré les tabous et les malaises du royaume, les guerres et les conflits y sont rares, principalement grâce à la structure religieuse et grâce aux Agents de la Paix oeuvrant sous les yeux de la nation.
Le royaume est le point de naissance de plusieurs légendes, anciennes comme nouvelles. Les histoires et contes des héros du passé vivent à travers les années et sont racontés encore et encore. Les gens de Crey ne refusent jamais une bonne histoire. Il y a quelque chose de spécial à leur terre et leurs ancêtres, et ils sont une source d'inspiration pour beaucoup d’entre eux. Peut-être ont-ils un désir enfoui de retrouver ces aventures du passé?
Les cultures prédominantes sont les Creysidhes et les Oshra.
Structure politique
Crey est une monarchie théocratique, dirigée par la reine Vistiana Première. Le pouvoir y est divisé en deux piliers immuables, la Couronne et la Foi : la monarchie gouverne depuis Ostmark, la capitale politique, tandis que les 3 Zerths guident les croyants depuis Arkos la Sainte, la capitale religieuse. Il s'agit d'un équilibre sacré où l'un n'agit pas sans l'autre. Contrairement au royaume de Syrena, la noblesse creysidhe est plus traditionnelle et l'hérédité du sang noble est la clé du pouvoir. les Hauts-seigneurs, issus des familles dirigeantes des trois duchés, exercent une grande influence sur la royauté, alors que les petits seigneurs, chevaliers et boyards, gouvernent de plus petits fiefs.
Guerre civile
Depuis quelques années, le royaume fait face à une guerre civile alimentée par des insurrections civiles et religieuses, causées par la multitude de théories sur la définition même de la paix : certains réclament la colonisation des États-Parias, d'autres exigent que Crey mette fin à la guerre entre Syrena et le Zurandor, d'autres encore veulent que la royauté soit jugée pour ses emprisonnements et exécutions injustifiés, tandis que des extrémistes d'Atrom, déesse de la pauvreté et de l'abstinence, forment des cellules militantes contre la noblesse.
Histoire ancienne
Avant l'An 0, la région rassemblait un grand mélange de cultures et de régimes, terres sauvages de seigneurs de guerre, cultes polythéistes et royaumes divers, et fut le théâtre de sagas de héros mythiques. Uldran le Conquérant, l'un des plus célèbres, devint le premier roi unificateur de Crey, apportant l'harmonie par la conquête, le feu et le sang, et unifiant même les Mers barbares. On y comptait autrefois des communautés bâties autour de monolithes et de menhirs liés au culte d'Élezor, objets depuis jetés à terre et détruits comme hérétiques.

