Érudits, individualistes et fiers de leur pseudo-démocratie sans noblesse, les Zurandoran de la République vouent leur vie au savoir, à l'alchimie et à la philosophie. Ils accumulent bagues et connaissances, vénèrent les chats comme gardiens du savoir et fuient la violence comme une perte de temps.
La culture donne une couleur à ton personnage — ce n'est ni un uniforme, ni un scénario imposé. Rien ne t'oblige à la suivre de façon rigoureuse, que ce soit dans l'habillement ou dans la façon d'agir et de penser : habille, équipe et incarne ton personnage comme tu l'imagines.
Il est toutefois recommandé de bien la connaître et d'intégrer une part de son parcours à l'histoire de ton personnage — c'est ce qui l'ancre dans l'univers.
Exemples de styles, accessoires et modes des 9 cultures (Pinterest)Les Zurandoran sont le peuple de la République du Zurandor. Ils honorent surtout Dyrion, Pelio ou Tarys, sans que leur culture se confonde avec une religion. Il faut noter que la région des Marches de sel ne peut être que visitée : on ne peut, pour l'instant, en être originaire.
Mentalités
Chez les Zurandoran, l'éducation et les expériences de vie définissent largement l'image d'un individu. On les dit tantôt qualités, tantôt défauts, mais ils sont volontiers individualistes et ambitieux, leurs travers les plus communs restant la condescendance et le snobisme. Ils accordent en théorie une grande importance aux aînés pour leur sagesse et leur savoir accumulé, mais cette déférence demeure plus théorique que pratique, car ils voient aussi les vieux comme un poids pour la société dès qu'ils cessent de travailler, certains allant jusqu'à les tenir pour une entrave à l'innovation. Le temps leur est précieux. Fiers de leur pseudo-démocratie, ils s'appellent entre eux Citoyen, et le droit à la noblesse leur est inacceptable, raison pour laquelle il n'en existe pas dans leur pays. Le savoir, l'étude et la compréhension de ce qui se passe autour et à l'intérieur de soi sont leurs ambitions premières, une fierté qui peut virer au snobisme, surtout dans la capitale dont le prestige a nourri chez ses habitants un air hautain qui irrite le reste des Zurandoran et ternit leur réputation aux yeux des autres cultures.
Spécialités
Leurs spécialités sont l'architecture et l'ingénierie, l'alchimie, les livres de savoir en tout genre, la philosophie et la tapisserie. Ils affectionnent les formes géométriques simples, tenues pour puissantes en mathématiques comme en alchimie, et le triangle se retrouve partout dans leur culture. Ils ont pour ambition et pour plaisir personnel d'accumuler le plus de bagues possible à leurs doigts : chaque nouvelle bague marque un apprentissage, son matériau, souvent une pierre, un métal ou un bois parfois incrusté d'une plante ou d'une gemme, désignant une discipline ou une découverte émotionnelle, dans un processus intime lié à un moment significatif de leur vie. Le noir est la couleur du prestige, celle des érudits qui sortent peu au soleil et peuvent se permettre cette teinte, certains la portant pour se faire croire plus importants qu'ils ne sont. Ils vouent un amour aux chats, libres de circuler partout dans les villes et les demeures : êtres réfléchis et gardiens du savoir humain, on dit qu'aperçus dans une ruelle, ils tiennent conseil et s'échangent de l'information, et on les considère comme des égaux, curieux et dotés de besoins émotionnels profonds.
Savoir & rumeurs
Les Zurandoran aiment simplement savoir des choses, et les ragots circulent vite. Savoir ce que l'autre ignore est un privilège que l'on pavane avec fierté ; les secrets ne le restent jamais bien longtemps, souvent monnayés contre quelque chose, et les jeux de concours servent à gagner de l'argent ou de l'information. À six ans, les enfants sont évalués sur leur potentiel dans chacune des quinze disciplines d'érudition, puis orientés vers l'école adaptée à leurs aptitudes, la République prenant en charge les six premières années d'études. Ils n'aiment pas la violence, qu'ils tiennent pour une perte de temps : quand il le faut, leurs soldats combattent rarement au front et préfèrent la ruse et la guérilla, car pourquoi opposer deux armées quand on peut vaincre plus astucieusement. Ils vivent souvent en partie sous terre, pour la fraîcheur qu'offre le sous-sol pendant les fortes chaleurs et pour son écho calme et méditatif. Leurs vêtements sont amples, légers et superposés en plusieurs épaisseurs, de teinte monochrome, jouant sur la transparence des tissus lorsque les couches se superposent. Pour lire les signes, ils pratiquent la méditation sonore ou par isolement et la lecture du Tarot.
Fêtes
Leurs célébrations mêlent savoir, entretien de la cité et compétition. Le Dil da Rukh voit les citadins réparer, munis des outils de leur foyer, les dommages des rues usées par le temps, en priorité les voies empruntées par les caravanes puis les quartiers plus pauvres ; vêtus d'orange rayé de blanc, ils s'exercent aux langues étrangères et, si l'exercice fut jadis pris au sérieux, on en profite désormais surtout pour passer de bons moments en travaillant à tour de rôle un verre à la main. Le Jour du Progrès rassemble chaque printemps la République dans la capitale : on y présente une thèse ou une avancée dans un domaine d'érudition, révisée par un conseil d'érudits qui élit trois lauréats honorés d'une bague de la plus haute qualité, tandis qu'une grande foire marchande et artisanale attire des talents de tout le Monde en quête d'investisseurs. La Nafta célèbre le mets national du même nom, ce petit pain légèrement salé dont les meilleures recettes gardent un ingrédient secret de génération en génération. La Ficelle de soie est une foire où les parents présentent publiquement le curriculum d'un de leurs enfants pour espérer un appariement fécond avec une autre famille. Le Clepsydre, enfin, permet aux maîtres reconnus de chercher un apprenti par des épreuves physiques, mentales ou créatives, chaque maître ne pouvant faire qu'une offre, un participant pouvant en recevoir plusieurs.
Rites funéraires
Leurs rites funéraires reflètent leur amour des livres : les plus riches sont momifiés puis enveloppés dans les pages et parchemins de leurs récits préférés, les autres simplement enroulés de parchemin avant d'être enterrés. Socialement, hommes et femmes sont égaux, et les Zurandoran jouissent d'une grande liberté de mœurs, plus que partout ailleurs dans le Monde, qu'il s'agisse d'homosexualité, de bisexualité ou d'alliances hors mariage. La famille y compte moins qu'ailleurs et les mariages y sont superficiels ; ce sont les exploits individuels qui définissent celui ou celle qui dirige la famille. Contrairement aux autres cultures à noblesse, ils portent tous un nom de famille, souvent très descriptif, et en sont fiers, car il leur rappelle que la noblesse n'existe pas chez eux.
