Nation · Zurandor

Viskas

« Nous sommes mourants à la naissance et vivants à la mort. »

Voyageurs éternels sans terre ni maître, les Viskas suivent le vent, les rumeurs et le travail à travers les deux continents. Festifs même dans le dénuement, sans peur de la mort, ils gardent leurs coudes serrés autour des Matriarshka et transforment chaque objet en trésor porteur d'histoire.

Ta culture, ta liberté

La culture donne une couleur à ton personnage — ce n'est ni un uniforme, ni un scénario imposé. Rien ne t'oblige à la suivre de façon rigoureuse, que ce soit dans l'habillement ou dans la façon d'agir et de penser : habille, équipe et incarne ton personnage comme tu l'imagines.

Il est toutefois recommandé de bien la connaître et d'intégrer une part de son parcours à l'histoire de ton personnage — c'est ce qui l'ancre dans l'univers.

Exemples de styles, accessoires et modes des 9 cultures (Pinterest)

Les Viskas ne possèdent pas de terre propre : on les rencontre un peu partout sur les deux continents, mais surtout au Zurandor et à Syrena. Ils honorent surtout Athlis, Dyrion ou Atrom, sans que leur culture se confonde avec une religion.

La vie des Viskas en jeu

Mentalités

Pour les Viskas, la terre n'appartient à personne. Leur mode de vie est festif, même lorsqu'ils ont peu de richesses, et ils n'ont pas peur de la mort, car vie et mort sont pour eux une même chose. Un vieil adage le résume : nous sommes mourants à la naissance et vivants à la mort. La mort nous guette dès notre premier souffle, il faut donc profiter le plus possible, et quand elle vient, on a déjà vécu un parcours rempli de vie. Tout objet est à leurs yeux un trésor qui mérite d'être ramassé, surtout s'il porte une histoire. Ils tissent des contacts partout, et même lorsqu'un membre abandonne la route pour une existence plus stable, sa véritable allégeance reste toujours à sa Matriarshka.

Croyances

Leurs croyances épousent leur vie errante. Ils tiennent le vent pour le murmure et les messages des morts. Les voyages et les apprentissages accumulés au cours d'une vie sont des cadeaux faits à ses enfants, des étapes nécessaires avant de pouvoir sainement enseigner à la génération suivante. Il n'existe chez eux aucun rite marquant le passage de l'enfance à l'âge adulte, car il est bien vu de conserver son regard d'enfant, plein d'amour et d'émerveillement. Leurs spécialités sont la joaillerie, le métier de tailleur de vêtements raffinés et de broderies, l'élevage de troupeaux et de bétail nomades, l'échange d'information et les arts de la scène, danse, chant et théâtre.

Mode de vie

Ils voyagent beaucoup, à cheval, à pied ou en maison ambulante tirée par un bœuf-titan, se laissant porter par le vent, les rumeurs, les connaissances et les promesses de travail : l'information voyage, donc eux aussi, et ils ne s'attardent jamais longtemps au même endroit, juste assez pour terminer quelques besognes. Ce n'est pas un peuple bagarreur, mais gare à qui s'en prend à eux, car ils sauront rendre la vie misérable à leurs offenseurs grâce à leurs ressources et à leurs contacts. Leur philosophie interdit la revanche personnelle : un individu ne peut assouvir seul son désir de vengeance, mais peut le confier à d'autres, ce qui explique pourquoi ils restent soudés, chacun protégeant les siens et étant protégé en retour. Souvent maltraités à travers les âges, tenus pour des boucs émissaires commodes, ils ont vite compris l'utilité de rester serrés, car une revanche personnelle est aveuglée par une seule vision, là où une revanche menée par d'autres bénéficie de regards extérieurs plus réfléchis. Ils aiment accrocher clochettes et carillons à leurs maisons pour que le vent leur joue des mélodies. En temps de guerre ou d'épidémie, ils rassemblent les cendres des défunts et forgent une arme ou un outil orné et commémoratif au service de la communauté. Pour lire les signes, ils écoutent le vent et brassent des bibelots.

Rites funéraires

Leurs rites funéraires prolongent leur amour de la liberté. À la mort, on élève un bûcher pour séparer l'âme du corps : l'âme se joint au vent pour être vraiment libre, tandis que la famille conserve les cendres, dont les usages réels restent enveloppés de rumeurs. On raconte qu'ils ajoutent ces cendres au métal et aux gemmes des bijoux qu'ils fabriquent et revendent, pour que le corps du défunt soit partout puisque son âme est déjà repartie dans le vent, et qu'il est crucial de vendre ces bijoux à qui en ressentira l'importance ; à celui qui hésite à porter des cendres, ils demandent si c'est un risque qu'il est prêt à courir, même pour les plus beaux bijoux du marché. D'autres prétendent qu'ils célèbrent une grande cérémonie du thé avec les cendres, ou qu'ils les mêlent à des herbes pour les fumer.

Fêtes

Leurs fêtes disent leur goût de l'amitié, de la vulnérabilité et de la sagesse du voyage. Lors du Yildu, les membres d'un regroupement allument des lanternes et gravissent la montagne la plus proche pour imiter les étoiles et marcher ensemble vers une sagesse que seuls le temps et les voyages procurent. Le Kukla consacre deux jours de farces suivis de deux jours d'appréciation des amitiés. La Dizgi célèbre la vulnérabilité et l'honnêteté, réunissant parfois sept ou huit caravanes qui dansent et discutent librement sur des tapis et des coussins, aidées par les herbes de leurs concoctions. Enfin, tous les cinq ans, le Toz Havada rassemble les Matriarshka pour un grand ménage du printemps qui s'achève par un bazar ouvert au public, où l'on se défait des surplus et des objets ayant perdu leur valeur sentimentale. Leur société est matriarcale : les mères ont le dernier mot et voyagent en Matriarshka, vastes communautés de sous-familles où les mères décident ensemble. Le préfixe Ma', qui marque l'appartenance maternelle, ouvre les noms de ces Matriarshka.