Superstitieux, solaires et profondément communautaires, les Héliantes cultivent la terre du Sud de Syrena entre vignes, théâtre d'ombre et présages du quotidien. Héritiers de l'Empire d'Ataraxie, ils parent leurs jours d'or pour capter la lumière de la déesse Syrena.
La culture donne une couleur à ton personnage — ce n'est ni un uniforme, ni un scénario imposé. Rien ne t'oblige à la suivre de façon rigoureuse, que ce soit dans l'habillement ou dans la façon d'agir et de penser : habille, équipe et incarne ton personnage comme tu l'imagines.
Il est toutefois recommandé de bien la connaître et d'intégrer une part de son parcours à l'histoire de ton personnage — c'est ce qui l'ancre dans l'univers.
Exemples de styles, accessoires et modes des 9 cultures (Pinterest)Les Héliantes forment, avec les Caladoriani, l'une des deux branches culturelles natives du Royaume de Syrena, que l'on désigne ensemble sous le nom de Syreniens. Ils habitent le Sud du royaume et honorent surtout Tarys, Syrena ou Elezor, sans qu'appartenir à leur culture implique de prier ces divinités.
Mentalités
Comme tous les Syreniens, les Héliantes sont fiers, justes et honorables, attachés à la méritocratie qu'ils tiennent pour la plus pure des gouvernances et pour un moyen de se prouver en tant qu'êtres humains. Un fort sens de la justice les anime, du peuple à la noblesse, et la malhonnêteté y est mal vue. Accueillants et respectueux des autres cultures, ils se croient tout de même volontiers supérieurs, et la vantardise demeure leur travers commun. Une légère rivalité non dite oppose d'ailleurs les Syreniens du Nord et du Sud, c'est-à-dire les Caladoriani et les Héliantes. Chez ces derniers, le titre de noblesse se mérite et se conserve par l'exemple, le service militaire marque l'entrée dans l'âge adulte, et l'on porte sur soi un reliquaire renfermant un fragment d'un être cher ou admiré.
Folklore
Profondément superstitieux, les Héliantes possèdent un folklore foisonnant qui diffère entre campagnards et citadins. Dans les campagnes surtout règne un esprit de communauté et d'entraide : ceux qui œuvrent au bien-être du groupe, chacun selon ses moyens, reçoivent une part des récoltes et des biens produits, et les plus généreux sont honorés. Ce peuple travaille sans relâche en communauté, avec des habitudes très routinières, tout en vivant intensément le moment présent ; son défaut commun est l'obstination. L'héliantisme est en partie né des vestiges de l'Empire d'Ataraxie : disparu depuis plus d'un siècle, cet empire a mis longtemps à se dissoudre dans le Sud de Syrena, plus éloigné de la capitale Pyrium, si bien que ses mentalités et coutumes se mêlent encore à la culture syrenienne. Le culte de Tarys, ancien dans ces campagnes, gagne aujourd'hui les villes sous le Nouvel Ordre, une branche radicale de l'Église de Tarys qui le tient pour la divinité suprême, appelée à maîtriser la lumière comme la noirceur et à détrôner sa mère Syrena et le dieu de la Nuit Alaster.
Spécialités
Leurs spécialités sont l'agriculture, le vin et le cidre, la poésie, le drame, la comédie et le théâtre d'ombre, le travail de la pierre, ainsi que les bandes mercenaires et les gladiateurs. Hommes et femmes portent traditionnellement une toge, souvent accompagnée d'un long tissu ample couvrant une seule épaule ; l'élégance et les fioritures sont de mise, mais doivent rester pratiques, à l'origine pour le cas où un combat éclaterait. L'or occupe une place particulière : matériau traditionnel incarnant la perfection, on le pense porteur de bonnes énergies parce qu'il reflète la lumière de Syrena elle-même. Peu d'Héliantes passent un jour sans porter de l'or, ou du moins sa couleur, et ils affectionnent les décorations et accessoires polis, dorés et réfléchissants.
Superstitions
Leurs superstitions sont innombrables et varient d'une région à l'autre. On accroche à sa porte les bottes les plus puantes de la maisonnée pour éloigner les mauvais esprits ; la veille de son mariage, on mange une araignée vivante pour chasser le trac ; par temps venteux, on jette un poulet du haut d'une falaise pour prévenir la tornade, et s'il survit, c'est qu'il est déjà trop tard. Recevoir un visiteur peut se jouer dans les tapis, que l'on retire pour les invités informels ou de rang modeste, ce qui provoque parfois malentendus et vexations. Manger un fruit en public, tomate ou avocat compris, signale une ouverture matrimoniale ; gagner une course après avoir bu du vin ne compte pas vraiment ; et l'on ne regarde jamais un épouvantail dans les yeux, sous peine qu'il vienne vous trouver à la nuit tombée. Un enfant qui rampe sous une table commettra un crime plus tard, un homme qui perd un pouce au travail verra le bonheur lui échapper, et il est de très bon augure qu'un nourrisson pousse ses premiers cris un jour ensoleillé. Pour lire l'avenir, les Héliantes interprètent les augures et présages de leur quotidien.
Fêtes
Leurs grandes fêtes portent la marque de ce rapport aux âmes et aux récoltes. La Sarnum, à l'automne, voit les paysans déposer leur meilleure recette sur le seuil de leur porte pour guider les âmes égarées de leurs défunts et des soldats du royaume ; les villages se parent de tournesols et l'on gagne ensuite un point de rencontre dans la forêt pour célébrer les âmes toute la nuit autour d'un grand bûcher, une pratique qui remplaça d'anciens bûchers de criminels aujourd'hui abandonnés. La Grégeois Culturi, née d'une récolte ravagée par la vermine, est devenue une festivité printanière inaugurée par les cris des rongeurs que l'on chasse des champs par le feu et l'huile avant les plantations. Les Héliantes prennent aussi part aux grandes célébrations syreniennes communes, de la Picaporte du solstice à la parade de la San Giovanni.
