Nés des Îles de feu, les Hasaram Hono conjuguent la beauté de la subtilité et la brutalité de la force. Maîtres de la politique et de la trahison, marqués au fer rouge pour honorer leurs ancêtres, ils vouent leur vie au feu créateur et destructeur et à la gloire éternelle de leur famille.
La culture donne une couleur à ton personnage — ce n'est ni un uniforme, ni un scénario imposé. Rien ne t'oblige à la suivre de façon rigoureuse, que ce soit dans l'habillement ou dans la façon d'agir et de penser : habille, équipe et incarne ton personnage comme tu l'imagines.
Il est toutefois recommandé de bien la connaître et d'intégrer une part de son parcours à l'histoire de ton personnage — c'est ce qui l'ancre dans l'univers.
Exemples de styles, accessoires et modes des 9 cultures (Pinterest)Les Hasaram Hono habitent les Îles de feu, qu'ils nomment Ha Hono, les Flammes brisées. Ils honorent surtout Alaster, Petra, Pelio, Valeryon ou Atrom, sans que la culture équivaille à une religion.
Mentalités
Leur culture est un art d'équilibre entre la beauté de la subtilité et la force brute. Ils sont ambitieux, convaincus qu'il vaut mieux prendre avant de se faire prendre. Un esprit fort fait un corps fort, et la douleur maintient et développe la force intérieure. Leur société voue une forte appréciation à l'élégance et aux secrets, tenant qu'un regard dit souvent plus que les mots, et toutes leurs victoires et conquêtes visent à honorer la force de leurs ancêtres, chaque action étant accomplie pour la gloire de la famille ; leur défaut commun est d'être ambitieux et manipulateurs. La vie aux Îles de feu est rude, à cause de la violence du peuple comme de l'environnement. Jadis grand empire, la région est aujourd'hui morcelée entre seigneurs de guerre querelleurs. Chaque famille se targue d'origines remontant à l'Empire des Îles de feu, et rongée par les flammes de l'ambition, elle place la survie familiale au-dessus de tout pour honorer ses ancêtres et s'assurer un avenir stable. Les années de paix consécutives sont rares, alliances et trahisons y sont monnaie courante : nul ne fait la politique aussi bien que les Hasaram Hono, et nul ne trahit aussi bien, si bien que leur parole est toujours à mettre en doute, car un jour ou l'autre, ils pourraient prendre l'avantage sur vous, ou pas.
Spécialités
Leurs spécialités sont l'encre et la calligraphie, les poisons, la guérilla et le mercenariat, ainsi que la danse et l'acrobatie du feu. Ils vouent un amour au feu et entraînent leur corps à tolérer la chaleur des mers bouillantes et des flammes, car le Feu est pour eux l'élément de la vie, du désir et de l'inspiration, l'élément créateur et destructeur à la base de tout. Dans toute rencontre, banale ou diplomatique, la négociation se joue dans le regard : un soupçon de faiblesse ou de condescendance peut mener à la guerre. Il existe en terrain neutre des salons de thé appartenant à de petites familles sans allégeance, lieux sacrés où faire la guerre déshonorerait sa famille ; les visiteurs y restent néanmoins prudents, car la rumeur veut que ces salons servent à recueillir et revendre l'information, ce qui n'a jamais été prouvé mais explique la solide réputation des établissements anciens et les difficultés des nouveaux venus. Pour lire les signes, ils interprètent les feuilles de thé, les cendres et les braises.
Rites de passage
Leurs rites de passage disent leur rapport au poison, à la mémoire et à l'obsidienne. Un mariage est l'ultime preuve de loyauté : là où un mariage finit d'ordinaire par un baiser, les deux époux reçoivent chacun un poison et un antidote, boivent leur poison en même temps, puis doivent donner l'antidote à leur partenaire, prouvant ainsi que chacun garde en vie la flamme de l'autre et gagnant une confiance éternelle. Ils croient fermement au maintien sacré des traditions familiales, tenues par les uns pour le souvenir de la fondation de la famille, par les autres pour des pièces d'un casse-tête qui, assemblées, peindraient la réalité de leurs ancêtres ; ces traditions comptent parmi les premières choses qu'un nouveau membre doit apprendre, et lorsqu'un couple se marie, chacun conserve au moins une tradition de sa famille d'origine, souvent la plus sacrée. À la mort, on croit que l'âme repose dans les Halles des ancêtres jusqu'à ce que son nom soit oublié des vivants : plus une vie fut riche d'exploits, plus longtemps on se souviendra de son nom, et lorsque son Histoire ne signifiera plus rien pour personne, l'âme se réincarnera. L'aîné d'une famille façonne un bijou d'obsidienne pour chaque nouveau membre, objet qui reste au côté de son porteur jusqu'à sa mort ; au moment de brûler le corps, ne subsistent dans le cercueil que les cendres, les os et cette pierre témoin de toute une vie, car perdre ce bijou revient à perdre son droit d'accès à l'au-delà, et la légende dit qu'un Hasaram Hono mort sans sa pierre errera à jamais dans le monde à sa recherche, vide d'émotion, traînant dans sa marche funèbre un froid des plus glaçants.
Art de la guerre
Sur un territoire dense et inhospitalier, ils ont développé de redoutables tactiques militaires d'embuscade et de guérilla à travers les marécages tropicaux, où une mèche mal placée peut embraser toute une région à cause du gaz des marais. Leurs embarcations, assez bien protégées pour longer les côtes même quand la mer bout, restent trop lentes pour la haute mer, ce qui limite grandement leurs contacts avec le reste du monde. Leurs rites funéraires prolongent leur art du feu : pour honorer un défunt, on plonge le corps dans une eau sulfureuse jusqu'à ce qu'elle décolle chair et organes et ne laisse que les os, que l'on récupère, sèche et peint en s'inspirant de la vie et des exploits du mort, notamment de ses Keteo, le crâne en étant la pièce maîtresse ; le squelette est ensuite enterré dans un cercueil de préférence métallique, au cimetière familial. Côté mode, ils affectionnent le rouge, l'orange et les tons de terre, des tissus légers et aérés à la manière du hanbok, du hanfu ou du kimono, et laissent les Keteo exposés, portant par exemple un vêtement à une seule manche si leurs marques ornent un bras ; leurs accessoires évoquent l'armure de cuir, de métal ou d'écaille, ou les flammes, et pour les funérailles ils s'habillent de blanc ou de beige pâle.
Fêtes
Leurs fêtes mêlent renouveau, honneur et présages. Le Jon-Chin accueille le printemps et ses fleurs : on y demande à l'être aimé d'envoyer avec soi une lanterne de papier porteuse de vœux communs dans le ciel nocturne, une fête aujourd'hui si populaire qu'elle camoufle parfois enlèvements et complots. Le Cheotetsu félicite un membre de la famille qui l'a honorée, quelle que soit la manière : au cours de la soirée, une tête de la famille lui appose un Keteo, une marque au fer rouge ajoutée à ses autres pour témoigner de l'accumulation de ses exploits. Le Janghai, éclairé à la bougie, voit le plus jeune adulte peindre à l'encre le dos de la doyenne de la famille, laquelle lit les cendres du feu et de la cire en y versant une goutte de sang du jeune pour prédire les épreuves de sa vie. Socialement, un seigneur doit être marié pour mériter son titre, car rien n'est plus solide qu'un partenariat matrimonial ; les vraies autorités des Îles de feu sont donc les couples mariés de chaque famille, pas forcément des seigneurs, qui nourrissent ensemble la flamme familiale par leur amour et leur droiture, le droit à la tête de la famille étant héréditaire sans exiger d'être l'aîné, même si cela constitue un avantage.

