Sévères, disciplinés et fiers, les Caladoriani sont les forgerons et les guerriers du Nord de Syrena, précurseurs de la tradition chevaleresque. Leur parole est sacrée, leur mérite se gagne au fil de l'épée comme du marteau, et rares sont ceux qui ne savent pas se battre.
La culture donne une couleur à ton personnage — ce n'est ni un uniforme, ni un scénario imposé. Rien ne t'oblige à la suivre de façon rigoureuse, que ce soit dans l'habillement ou dans la façon d'agir et de penser : habille, équipe et incarne ton personnage comme tu l'imagines.
Il est toutefois recommandé de bien la connaître et d'intégrer une part de son parcours à l'histoire de ton personnage — c'est ce qui l'ancre dans l'univers.
Exemples de styles, accessoires et modes des 9 cultures (Pinterest)Les Caladoriani sont l'une des deux branches culturelles natives du Royaume de Syrena, aux côtés des Héliantes. On les regroupe parfois sous le nom de Syreniens. Ils occupent le Nord du royaume et vénèrent surtout Syrena, Tarys ou Ridur, bien qu'appartenir à cette culture ne signifie pas nécessairement prier ces divinités.
Mentalités
Comme tous les Syreniens, les Caladoriani sont fiers, justes et honorables. Pour eux, la méritocratie est la forme la plus pure de gouvernance, un moyen de se prouver en tant qu'être humain. Un grand sens de la justice traverse tout le peuple, autant chez les gens du commun que chez la noblesse : chacun cherche à faire la meilleure action possible dans chacune de ses décisions. La malhonnêteté est mal vue et découragée, et le royaume s'est tenu droit pendant des siècles grâce à ces principes. Accueillants et respectueux de toutes les cultures, les Syreniens se pensent néanmoins souvent supérieurs aux autres, et leur défaut le plus commun demeure la vantardise : ils s'enflamment volontiers pour déclarer qu'ils possèdent la plus grosse armée, le plus de richesses et le meilleur système judiciaire. Ce sont les anciens Caladoriani qui furent les précurseurs de la tradition chevaleresque.
La méritocratie syrenienne veut que les efforts et les bonnes actions soient soulignés et récompensés. La noblesse s'atteint par le mérite, mais l'atteindre n'autorise personne à cesser de se prouver : tout noble doit continuer d'agir de façon exemplaire pour mériter son nom et son titre, sans quoi les familles nobles peuvent naître et tomber par décret du Monarque ou sous la pression des grandes maisons. Être noble ne signifie jamais que la loi s'applique différemment à soi. Le titre de Monarque est héréditaire, mais reste atteignable par mérite : selon certaines conditions et avec le soutien d'autres maisons, un noble peut défier le monarque en combat loyal et, en cas de victoire, installer sa propre famille au pouvoir. Un tel changement se fait rarement par ambition personnelle, mais plutôt par dévotion, pour ramener la nation sur un chemin plus droit. C'est un événement grave, jamais pris à la légère.
En signe de respect et d'amour, les Syreniens portent sur eux un reliquaire contenant un fragment d'un être aimé, d'une personne admirée ou même d'un saint pour les plus pieux ou les plus fortunés ; détruire ou voler le reliquaire d'un autre est très mal vu. La pratique martiale est un pilier et une fierté de la culture, au point que le service militaire est obligatoire pendant quelques années au début de l'âge adulte. Dans une famille, celui qui a le dernier mot est souvent celui qui possède le plus de respect, d'assurance et de distinction, et ces rôles peuvent changer au cours d'une vie. Seuls les membres de la noblesse portent un nom de famille.
Chez les Caladoriani, cette méritocratie se teinte volontiers du désir de se démarquer toujours davantage. Marchands, miliciens et artisans se surpassent et se concurrencent à l'excès : ils veulent être les meilleurs. Cette attitude, légèrement détournée des enseignements sacrés de Syrena, est aussi l'une des raisons pour lesquelles Pyrium compte parmi les villes les plus prospères du Monde. Sévères et disciplinés, les Caladoriani sont des gens d'action qui interviennent quand quelque chose ne va pas, et leur parole est sacrée. Ils vouent respect et loyauté à leurs supérieurs et à leur royaume, convaincus qu'un supérieur a mérité sa place. Ils tiennent le port d'armes pour une nécessité et un droit, un moyen offert à tous de se défendre. Leur défaut commun reste la jalousie face au mérite des autres.
Spécialités
Leurs spécialités sont la forge d'armes et d'armures, l'entraînement et les arts martiaux, ainsi que les guildes marchandes. Côté mode, hommes et femmes, riches ou pauvres, arborent volontiers une arme ou une pièce d'armure décorée, épaulette, gorgerin, brassard ou ceinturon, qui peut au besoin devenir un outil offensif ou défensif. Les couleurs vives sont à l'honneur, comme le rouge, le bleu et le jaune doré ; les hommes portent des vêtements bouffants qui élargissent les épaules, tandis que les femmes préfèrent un haut ajusté à la taille et un bas ample. Il est d'usage de donner et de recevoir des surnoms, parfois plusieurs, qui évoluent avec le temps, et l'on est fier d'afficher sur soi ses allégeances, titres honorifiques, médailles et distinctions.
Fêtes
Les Jeux de Pyrium sont l'une de leurs grandes célébrations : un championnat où les grands esprits syreniens s'affrontent pour atteindre un objectif, souvent physique ou mental, dévoilé peu de temps avant l'épreuve. Les vainqueurs sont honorés lors d'une grande cérémonie et se font souvent approcher par les puissants du royaume, dans une forme de curation et de sélection des talents. Les Caladoriani partagent en outre les grandes fêtes syreniennes : la Picaporte du solstice d'été, avec ses papiers de couleurs chaudes découpés pour jouer avec l'ombre ; la San Giovanni, parade militaire où l'on couvre les soldats de poudres colorées ; le carnaval bouffon du Timo Massimo Siempre ; et la Bravada Regio, ce duel sacré, mené traditionnellement à la lance et jamais à mort, par lequel un noble peut affronter le Monarque, la victoire y étant tenue pour sacrée et le ressentiment du perdant, pour une honte attirant la malchance sur sa famille.

