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Nation · Strodal

Am Shadaii

Rêves & étoiles

Peuple nocturne et incompris des jungles de Shadaii, les Am Shadaii vivent au rythme des rêves, de la lune et des étoiles sous la garde d'Alaster. Chaleureux envers ceux qui respectent leur amour de la Nuit, profondément liés à la mort et à l'oniromancie, ils veillent sur le Grand rêve au cœur de leurs forêts.

Ta culture, ta liberté

La culture donne une couleur à ton personnage — ce n'est ni un uniforme, ni un scénario imposé. Rien ne t'oblige à la suivre de façon rigoureuse, que ce soit dans l'habillement ou dans la façon d'agir et de penser : habille, équipe et incarne ton personnage comme tu l'imagines.

Il est toutefois recommandé de bien la connaître et d'intégrer une part de son parcours à l'histoire de ton personnage — c'est ce qui l'ancre dans l'univers.

Exemples de styles, accessoires et modes des 9 cultures (Pinterest)

Les Am Shadaii habitent les jungles nocturnes de Shadaii. Ils honorent surtout Alaster ou Elezor, un lien fort à Alaster qui transparaît dans toutes leurs coutumes, où le rêve, la lune, les étoiles et la primauté de la famille sont au cœur de la vie. Jouer un personnage Am Shadaii exige une préparation particulière : il faut fournir, au moins deux semaines avant l'événement, une histoire de personnage cohérente et une photo de costume, l'organisation se réservant le droit de refuser un personnage jugé peu représentatif de la culture.

Photo à venirSuggestion : une scène de la vie Am Shadaii — costumes, campement, célébration

Mentalités

Les Am Shadaii vouent un grand amour et un profond respect à la nuit et à la nature. Ils n'aiment pas les priants de Tarys, ni même de Syrena, et se montrent très protecteurs de leur culture. Les écus n'ont guère d'utilité à leurs yeux, sauf à Jakar Teth : il n'existe pas vraiment de commerce à l'intérieur d'un clan, chacun fournit ce qu'il peut, et l'on préfère le troc, car au sein d'un clan, ce qui m'appartient t'appartient. Peuple incompris, hautement ancré dans la spiritualité de la mort et dans l'oniromancie, l'étude des rêves, leur apparence sombre et sauvage et leur mode de vie nocturne inquiètent bien des visiteurs du grand continent ; mais ce voile levé, ils se révèlent chaleureux et curieux, sauf envers les priants de Tarys, et plus méfiants envers ceux de Syrena, une inimitié née d'une vieille histoire religieuse et des nombreux pillages d'inquisiteurs de Tarys et Syrena sur les côtes de leurs jungles au fil des siècles. Généralement pacifiques et indifférents aux querelles des étrangers, ils n'hésitent pourtant pas à prendre les armes lorsque l'un des leurs ou leur culture sont menacés. La nuit est un refuge pour les incompris et les laissés-pour-compte du jour, et les Am Shadaii accueillent quiconque respecte leur amour festif de la Nuit. Il est rare d'en croiser hors de leur terre natale, même si les nouvelles générations se montrent de plus en plus curieuses du monde extérieur.

Spécialités

Leurs spécialités sont l'astronomie, l'oniromancie, les drogues et les plantes exotiques. Ils vivent de nuit, comme leur terre natale, et ceux qui explorent le grand continent peinent à suivre le rythme diurne. Deux Am Shadaii se saluent en traçant un cercle sur leur cœur avant de toucher le front de l'autre. À la naissance d'un enfant, le chaman du clan observe les augures et lui offre une étoile qui le guidera toute sa vie. On peint sur le visage ou le cou des cercles concentriques marquant les décennies de vie, un cercle plus grand ajouté à chaque nouvelle décennie à l'image des cernes des arbres, et ces cercles et spirales se retrouvent partout dans leur art. La fleur de nuit, ou noxalus, est sacrée, et l'on préfère qu'elle soit manipulée par un Am Shadaii. Chacun produit pour la communauté et fait sa part, les savoir-faire se transmettant de génération en génération, ce qui laisse peu de place à la découverte de soi hors des normes établies ; c'est pourquoi certains quittent les jungles pour explorer le monde, avec la mission personnelle d'en rapporter un apprentissage qui fera évoluer les connaissances du groupe. Ils vivent traditionnellement dans des cabanes de bois, de tiges et de feuilles tressées, villages bien dissimulés aux maisons surélevées sur pilotis ou perchées dans les arbres pour se protéger des bêtes, quelques communautés vivant aussi en bord de mer ; leurs habitations sont richement décorées de gravures, de guirlandes et d'ornements pour rendre l'espace familial aussi chaleureux que possible.

Croyances

Leurs croyances tournent autour du rêve et de la réincarnation. Les rêves révèlent la vérité profonde de qui l'on est, de ses besoins et de ses chemins de vie possibles, et il faut les écouter pour mieux se comprendre ; il n'existe ni bons ni mauvais rêves, et même les cauchemars sont révélateurs et positifs. Ils croient en la réincarnation : à la mort, l'âme s'envole rejoindre son étoile pour échanger sa place avec l'Am Shadaii qui y veillait, lequel renaîtra en nouveau-né tandis que le défunt le guidera depuis l'étoile jusqu'à la prochaine mort, et ainsi de suite. Ces âmes-sœurs sont appelées Zam'Nu, celle qui veille, et Zar'nii, celle qui se réincarne. Au cœur des jungles se dresse le Grand rêve, un immense arbre sacré tenu pour une connexion spirituelle vers Alaster, un lien entre l'esprit des humains et leur dieu ; rares sont les étrangers à l'avoir vu, car cette représentation physique d'Alaster ne peut être perdue par malveillance, et l'on dit que l'arbre renferme les souvenirs de toute l'humanité et qu'une nuit passée à ses pieds répond aux questions et guérit les maux du dormeur. Le Marcheur de Rêves, figure mythologique née à chaque génération, chasse les cauchemars déviants, ceux qui ont développé leur propre ambition pour causer du mal et se nourrir de la souffrance des vivants, et c'est un grand honneur que de côtoyer un tel Marcheur. Les étoiles filantes annoncent soit une âme qui se réincarne ou rejoint son étoile, soit la visite d'une âme-sœur Zam'nu venue partager un rêve, honneur si grand qu'on voit souvent un Am Shadaii former un vœu silencieux en espérant reconnaître sa Zam'nu. Pour ces prédictions, ils s'en remettent à l'observation des augures et à l'interprétation des rêves.

Fêtes

Leurs fêtes prolongent ce rapport au rêve et à la mort. Le Shak-Naham est une grande cérémonie nocturne où la fumée plonge les participants dans un état de détente et une danse de plusieurs heures, tandis que les aînés, isolés dans une habitation éclairée, mènent un rituel ancien de chants gutturaux jusqu'à s'endormir ; on dit que les rêves n'y sont jamais aussi importants, et à leur réveil, les anciens rassemblent leurs clans pour raconter ce qu'ils ont appris. Le Je kà lo entretient la communauté : toute chose empruntée à la nature et qui ne sert plus doit lui être rendue et honorée. L'Érojak accompagne les morts, du clan ou non : on offre à son étoile une partie du corps pour que la prochaine âme Zar'nik puisse s'en servir, et l'on sacrifie souvent des parties animales pour les qualités qu'elles incarnent, un œil de faucon pour une meilleure vision, une patte de lapin pour la chance ; le corps d'un étranger inconnu est offert pour son physique, seule information disponible, tandis que le défunt connu du clan est honoré selon ses exploits, ses jambes pour sa vitesse, ses bras pour sa puissance, si bien qu'il n'est pas rare de croiser des membres en décomposition accrochés à un arbre ou brûlés au bûcher.

Habillement

Leur habillement traditionnel mêle tressages végétaux, perles et osselets, avec de nombreux éléments animaux ou d'inspiration animale, et des peintures faciales qui indiquent le clan, le rôle et l'âge. Ils s'organisent en petits villages, un par clan, sauf à Jakar Teth plus diversifiée ; certains clans ont un chef élu, d'autres un conseil d'anciens qui peut aussi être le chaman, un chef n'étant pas un dirigeant absolu mais plutôt un médiateur. Tous sont égaux dans la communauté, mais les parents gardent le dernier mot sur leurs enfants. Le nom complet suit la forme Prénom, enfant de X, enfant de X, le premier nom étant celui du parent auquel l'individu ressemble le plus, physiquement ou psychologiquement, et le nom d'un clan se termine par Arak, qui signifie clan.